Wilma Hurskainen | Unseen 2012
Première découverte au sein du festival Unseen : Wilma Hurskainen, représentée par la galerie TAIK. Ses images calmes et poétiques m’ont tout de suite beaucoup touchée. Elle travaille beaucoup autour de la féminité et de l’enfance. Interview.
© Wilma Hurskainen, The Women Who Married a Horse, Mist, 2012
Age13 : Comment es-tu devenue photographe ?
Wilma Hurskainen : J’ai commencé la photographie quand j’avais 15 ans. Très vite, je suis tombée amoureuse de ce médium. J’ai 3 petites sœurs, que j’ai tout de suite beaucoup photographiée…et depuis je continue. Au début je ne savais pas si être photographe serait un bon métier alors j’ai aussi étudié le journalisme. Mais finalement, la photographie a gagné.
Je me considère maintenant comme une photographe, une artiste photographe plus que simplement une artiste. Beaucoup d’artistes que j’admire utilise beaucoup de médiums différents pour s’exprimer. Moi, je n’utilise que la photographie. Un peu d’écriture parfois, mais c’est tout. Je fais du corporate également pour des entreprises, mais dans mon travail personnel, j’avance très lentement. Je ne suis pas du genre à produire une exposition tous les ans !
© Wilma Hurskainen, The Women Who Married a Horse, Black, 2012
Age13 : Comment en viens-tu à travailler sur une série ?
W-H : Quand j’y pense, c’est tout de même drôle que les photographes en viennent presque toujours à travailler en série ! Je ne pense pas qu’un peintre voit son travail en série mais plutôt en œuvres, thèmes ou expositions.
En ce qui me concerne, souvent, je m’intéresse à quelque chose et je me mets à travailler dessus. Je réalise de nouvelles images et plus tard, quand j’ai pris du recul, je vois le corps de mon travail se former de lui-même. Par exemple, pour ma dernière série, « The Woman Who Married a Horse », les chevaux commençaient à apparaître dans mes images. Et cette série a finalement émergé de mon travail précédent : No Name. Au début, je crois qu’il s’agissait d’un chapitre du roman. Mais finalement, cette série fonctionnait bien seule.
© Wilma Hurskainen, The Women Who Married a Horse, Solace, 2011
© Wilma Hurskainen, The Women Who Married a Horse, Your Reflection, 2012
Age13 : Ton travail tourne beaucoup autour de l’enfance et de la féminité. Pourquoi ces thèmes ?
W-H : Comme je le disais plus haut, j’ai 3 petites sœurs et je les photographie depuis que j’ai eu mon premier appareil. On a toujours été très proches, nous n’avons pas de frères, donc je suppose que ma vie a toujours été pleine de filles et de femmes. Ce thème est donc assez naturel pour moi. Par rapport à l’enfance… je crois qu’il y a quelque chose d’à la fois fantastique et cruel dans le fait d’être un enfant. Ça m’intrigue. La photographie a toujours traité du passé, quelque chose qui vient de se passer et qui s’en va déjà…
Age13 : Que ressens-tu quand tu vends une de tes œuvres ?
W-H : Je suis toujours impressionnée quand je vends une image. Même les travaux photographiques sont maintenant de grandes œuvres. Ce sont des créatures. Je pense à mes images qui sont dans des collections de musées, ou dans le salon des acheteurs et je me demande ce qu’elles ressentent. (Pour les livres c’est pareil !) Surtout quand c’est un particulier qui achète une œuvre, j’ai l’impression de réussir à partager quelque chose de fort avec un étranger. J’aime cette sensation.
© Wilma Hurskainen, No Name, About Earning, 2012
© Wilma Hurskainen, No Name, Child Adult, 2008
© Wilma Hurskainen, No Name, Funeral, 2011
© Wilma Hurskainen, No Name, Heiress, 2008
© Wilma Hurskainen, No Name, Invisible, 2011
© Wilma Hurskainen, No Name, Promise, 2012
© Wilma Hurskainen, No Name, To Alice, 2008
© Wilma Hurskainen, No Name, Wait, 2008
© Wilma Hurskainen, No Name, Waves, 2012





















