Photo on the web, Freelens et la SCAM
Le 7 février dernier, Freelens et la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédia) proposait une soirée d’ateliers, conférence et débat sur la photographie et le web : « Photo on the web ». Je dois vous dire que c’était passionnant car pour une fois, le débat est allé plus loin que le simple « il n’y a pas de modèle économique ». Freelens et la SCAM nous ont proposé un défilé de professionnels qui se développent aujourd’hui sur internet de différentes façons et qui cherchent justement à construire ce modèle dont on attend impatiemment la venue.
Marianne Rigaux nous fait part de son expérience de journaliste multimédia. Entièrement autodidacte, Marianne réalise aujourd’hui des diaporamas sonore pour la presse en ligne et notamment pour le pelerin.info. De la photographie au montage en passant par la prise son, elle est maître de toutes les étapes de son projet. Un diaporama sonore lui prend 3 jours de travail. Elle est rémunérée 450euros en piges. Pour info, Gilles Donada a répertorié sur son site les différentes rémunérations pratiquées pour ce genre de format (entre 100 et 450 euros). Marianne est également l’auteur de plusieurs web-documentaires : l’autoroute de la nation, Paroles de Roumains et les pionniers de Compostelle. Co-fondatrice du diapéro, elle participe à l’organisation d’apéro autour de diaporama sonore. Le prochain diapéro a lieu le 20 février.
Florent Maurin est aussi journaliste, mais il a développé sa spécialité sur le newsgame. Pour lui, chaque média a émergé parce qu’il avait quelque chose en plus par rapport à ceux existants et sans jamais faire disparaître les précédents. Le journal, l’écrit, la radio, le son, la télévision, l’image mouvante et internet, l’interactivité. Florent Maurin étudie donc les différentes formes d’interactivité que l’on peut mettre en place pour de l’information et s’inspire notamment des jeux vidéos. Pour appuyer son discours, il nous fait découvrir le jeu trauma, réalisé à partir de photographie et de vidéos. »Il faut utiliser le web comme un média et non comme simplement un outil de diffusion »
Mathieu Détaint est producteur chez Kids up Hill (Gol! Ukraine, Souvenons-nous du Joola). Pour lui, il ne faut pas s’empêcher de produire et d’essayer des nouveaux formats parce qu’il n’y a pas de modèle économique. Ce modèle est en pleine construction, et il faut des propositions pour lui permettre de naître et de se structurer. Il faut parfois accepter de ne pas gagner d’argent sur un projet. « L’innovation technique existe, il manque souvent le pilote, le photographe pour bien l’exploiter. » Et pour ceux qui voudraient monter leur projets numérique seul, certains sites vous permettent de mettre en forme webdocs et autre navigation interactive : 3WDOC, Klint et Djiouti.
Enfin, l’agence le Hub est venu nous présenter un de leurs projets : Géoculture, la France vu par les écrivains. Le dispositif Géoculture permet à l’internaute de découvrir à travers une carte toutes les œuvres (littéraires pour le moment) qui ont été réalisées sur une région de la France. Le hub travaille maintenant sur ce même dispositif pour le cinéma, les arts plastiques, l’architecture et peut-être bientôt la photographie ?
Merci Freelens, merci la SCAM. Il n’y a rien de plus stimulant que de voir d’autres personnes se battre pour ce en quoi l’on croit.








