Rencontre avec l’équipe de Zmâla

Vendredi, juillet 20, 2012 |  by  |  Interviews, Photographie

J’ai rencontré l’équipe de Zmâla aux Promenades Photographiques de Vendôme. Céline Pévrier, Fabiola Salle-Ang et Carole Coen se battent pour éditer cette revue annuelle qui chaque année s’attache à publier des sujets que l’on ne voit pas dans la presse. Rencontre.

L’équipe de Zmâla, Céline Pévrier, Carole Coen, Fabiola Salle-Ang

Age13 : Qu’est-ce que Zmâla ?
Carole Coen : Zmâla est une revue annuelle, bilingue anglais-français, consacré à la jeune photographie et aux collectifs de photographes en France et dans le monde.

Age13 : Pourquoi cette initiative ?
Fabiola Salle-Ang : Tout a commencé en 2003 quand Jean-François Leroy, directeur du festival Visa pour l’Image, à donné gratuitement un espace aux collectifs de photographes au Palais des Congrès de Perpignan à condition qu’ils animent le lieu. Le collectif Item, basé à Lyon, a décidé de publier un annuaire qu’ils donneraient gratuitement aux iconographes et aux gens de la profession, pour lister les collectifs et mettre en avant leurs travaux. Il n’y avait pas du tout de travail éditorial : chaque collectif bénéficiait du même nombre de page. Cet annuaire était financé par ces mêmes collectifs. Le projet a été mené pendant 3 ans par le collectif Item, puis ils ont donné les commandes au collectif Argos, à Paris.
Céline Pévrier : À l’époque, je travaillais pour Argos. Si au début on a gardé la forme de l’annuaire, on s’est quand même vite dit que c’était dommage d’investir autant de temps et d’argent pour un ouvrage avec une durée de vie d’une semaine. On a donc décidé de devenir une revue annuelle, publiée en librairie et d’éditorialiser le contenu. On a assez vite décidé de devenir éditeur nous même, de renommer le projet « Zmâla » et de recommencer au numéro 1.

Age13 : Quelles sont les problématiques qui se posent aux jeunes photographes aujourd’hui ?
Toutes les trois : La diffusion !
C-P : Aujourd’hui, les journaux et magazines prennent de moins en moins en charge la production, alors les photographes financent eux-même la production de sujets. Mais la diffusion reste un vrai problème, qui constitue d’ailleurs le cœur de Zmâla. On ne passe pas commande, mais on publie des sujets qui n’ont pas été vus, ou très peu. On ne s »interdit pas de faire de la production mais pour le moment il y a tellement de beaux sujets qui restent au placard que l’on s’attache d’abord à ce que le public puisse voir ces images.

Age13 : Pourquoi vous faites Zmâla ?
F-S-A : Par plaisir. Ça fait battre le coeur !
C-C : C’est une aventure formidable. On est toujours en pleine évolution.
C-P : Quand tu vois le résultat, tu es vraiment heureuse de l’avoir fait. Et puis c’est un luxe, aujourd’hui, de pouvoir éditer ce que l’on veut. On a un grand plaisir à pouvoir montrer ce que l’on ne voit pas en presse. Chaque année on doit recevoir environ une cinquantaine de sujets. On est toujours bluffées par la qualité du travail. Et si parmi ces cinquante, on peut en publier quinze, on est très heureux !

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3 Comments


  1. A quand une version numérisée pour ipad ?
    Merci pour cette interview d’une revue que j’adore

  2. Guionie Philippe

    Article très intéressant.

Trackbacks

  1. Zmâla, sortie du n°4 ! | Our age is thirteen

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