Charlie L, artiste électro pop

Mardi, mai 15, 2012 |  by  |  Portraits

En concert samedi dernier au Bus Palladium, Charlie L est un artiste électro-pop jouant avec des sons tout droit tirés des années 1980. J’ai été très impressionnée par son professionnalisme tant sur la scène, que par tous les moyens de communication qu’il développe autour de lui. Il sortira son premier EP en septembre prochain. Je vous invite à le découvrir.

Charlie L, photographié par Our age is thirteen

Age13 : Qui es-tu ?
Charlie-L : Je m’appelle Charlie, je fais de la musique électro-pop, dans la lignée de ce qui se faisait dans les années 1980.

Age13 : Bon, ça allait être ma dernière question mais vu qu’on parle…pourquoi cet engouement pour les années 1980  ?
C-L : Déjà, l’arrivée des années 1980, c’est l’arrivée des programmations, des synthés, du début des machines. Les années 1990 ont été plus riches dans d’autres courants comme le hip-hop, je trouve. On est dans cette tradition d’avoir des synthés, des machines, de faire de la musique organique mais aussi un peu électronique. Donc pourquoi ce revival ? Parce que c’est cyclique la musique, c’est comme la mode. Y’a des choses qui reviennent, et la c’est les années 1980, peut être que dans 10 ans ce sera les années 1990. Et puis c’est la musique qu’écoutaient nos parents donc on a aussi été berçé là dedans.

Age13 : Quel est ton parcours musical ?
C-L : J’ai une formation de pianiste, très classique, suivie au conservatoire. Je me destinais à devenir un musicien de groupe. J’ai d’ailleurs commencé en enchaînant les groupes de musiques. J’ai été dans une formation jazz, dans une fanfare, dans un groupe de rock, de funk. Il y a deux ans, j’ai écrit quelques chansons, et Benjamin, mon manager et ami d’enfance, m’a encouragé à me lancer. J’étais très stressé lors de mes deux premiers concerts. Puis j’ai joué au Bizz’art pour la fête de la musique. Et là, je me suis lâché et c’était génial. J’ai réalisé que je pouvais jouer et chanter en même temps. Alors, j’ai commencé à écrire sérieusement, j’ai cherché des musiciens pour m’entourer.

Age13 : Comment ça se passe quand on a son propre groupe ?
C-L : C’est pas évident de travailler avec ses propres musiciens. Avant, quand j’étais simplement pianiste, j’étais beaucoup plus libre. Je n’avais aucune responsabilité. Je dois maintenant fédérer mes musiciens autour d’une certaine énergie pour qu’on progresse sans cesse, pour qu’on ne relâche pas nos efforts. Tout n’est pas qu’une histoire de musique, le plan humain est très important.

Age13 : Tu vis de ta musique ?
C-L : Je commence à vivre de la musique, très peu, mais je commence. J’étais encore étudiant l’année dernière. Là j’ai pour objectif d’avoir suffisamment de cachets à la fin de l’année pour obtenir le statut d’intermittent. Mes musiciens vivent déjà de leur activité.

Age13 : Quelles sont les joies et les obstacles du métier ?
C-L : Mes grandes joies se concentrent sur scène. Il m’est arrivé de faire des concerts à salle vide, c’est pas facile mais tu te dis que c’est une répétition de plus et qu’il faut bien passer par là. Mais quand tu joues devant une salle remplie, tu as une énergie énorme qui se dégage de la foule. Tu as l’impression de leur communiquer quelque chose et le public te le rend bien. Ensuite, l’obstacle essentiel aujourd’hui, c’est de savoir comment on fait pour percer dans la musique. Aujourd’hui il y a plusieurs moyens d’y arriver et on sait beaucoup moins comment ça se passe, quels sont les codes du métier. Il n’y a pas si longtemps, tu faisais une démo, t’allais voir les maisons de disques, ta musique leur plaisait…tant mieux et sinon, tant pis. Maintenant, c’est plus compliqué. Les maisons de disques sont plus frileuses et internet est devenu un formidable espace d’expression.

Age13 : Tes références ? Musicales ou autres d’ailleurs. 
C-L : Michael Jackson, mon idole. Avant que je crée mon groupe, j’écoutais beaucoup Michael Jackson, Jamiroquai, Farrell, des choses un peu funk, hip-hop. Et maintenant, j’écoute beaucoup plus de l’électro-pop comme The Shoes, Everything Everything, Django Django, Foster the People, Phoenix, Metronomy.

Age13 : Un disque que tu conseillerais ?
C-L : L’album Crack my bones de The Shoes.

Age13 : Une salle de concert à Paris ?
C-L : Le Bus Palladium. Je dis pas ça parce que j’y suis, je pense que c’est vraiment une de mes préférées à Paris.

Age13 : Un conseil que tu donnerais à un jeune groupe ?
C-L: De bien s’entourer, et notamment d’un bon ingénieur son. Tous les ingénieurs son qui prennent du temps pour vous dans les salles parisiennes, ne savent pas forcément quel type de son vous voulez avoir sur scene, avoir son propre ingénieur son qui vous suit, c’est aussi l’assurance d’avoir un son adéquat au style recherché, et donc un bon concert.

 

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2 Comments


  1. Il est plus qu’indispensable que vous envisagiez à d’ajouter en archive Charlie L, artiste électro pop | Our age is thirteen quand cela n’est point déjà réalisé.