LiLiRoze | Promenades Photographiques 2012
LiLiRoze, photographiée par Molly Benn
LiLiRoze est pour moi LA grande découverte de cette 8ème édition des Promenades Photographiques de Vendôme. Son travail très onirique ne laisse personne indifférent. Au coeur de l’Orangerie (le lieu dans lequel elle expose) je me suis surprise à déambuler sans chercher à comprendre ses images. Je me suis simplement laissée transporter dans un imaginaire sensuel, coloré et parfois légèrement inquiétant.
Age13 : Quel est ton parcours ?
LiLiRoze : J’ai fait des études d’économétrie (des maths et des statistiques appliquées à l’économie), qui ne m’intéressaient pas vraiment. Pendant ma licence, je passais beaucoup plus de temps à développer des photos dans ma salle de bain plutôt qu’à aller en cours. Alors, quand j’ai eu ma licence, j’ai décidé de me consacrer pleinement à la photographie. J’ai intégré l’école Louis Lumière, à Paris. À la sortie de l’école, j’ai fait beaucoup d’assistanat. Puis, au fur et à mesure, j’ai eu de plus en plus de commandes, j’ai fait de moins en moins d’assistanat, jusqu’à devenir officiellement photographe.
© LiLiRoze
Age13 : Comment devient-on « officiellement photographe » ?
L-R : Quand tu décides que tu ne fais plus rien d’autre que de la photographie, même si tu n’en vis pas tout de suite.
Age13 : Pourquoi avoir choisi la photographie plutôt qu’un autre art ?
L-R : Je ne sais pas. Peut-être parce que la photographie m’attire depuis bien longtemps. Quand j’étais petite, j’avais vu mon père développer des films dans la salle de bain. J’avais trouvé ça très intrigant et mystérieux. À l’époque, j’étais vraiment très jeune, je n’étais pas en âge d’apprendre le développement. Quand, plus tard, j’ai demandé à mon père de m’en enseigner les bases, il avait tout arrêté et tout vendu. Je crois que cette fascination pour le développement m’est toujours resté.
Ensuite, j’ai une facilité à exprimer ce que je ressens dans la photographie que je ne retrouve pas dans la peinture ou le dessin. Je n’arrive pas à la même maturité d’expression avec d’autres arts.
© LiLiRoze
Age13 : Tu me disais tout à l’heure qu’aujourd’hui, tu vis beaucoup mieux de ton travail personnel que de ton travail de commandes. Comment ça se fait ?
L-R : J’ai toujours travaillé sur mes commandes et mon travail personnel en parallèle. Mais plus tu avances dans ton travail, plus ton écriture s’affirme. Avant, je démarchais les entreprises en essayant de montrer l’étendue de mes champs de compétences et je me retrouvais à faire du packaging par exemple. Aujourd’hui, les gens ne m’identifient qu’à mon travail personnel. Ils viennent me chercher parce qu’ils aiment mon univers et ça ne leur viendrait pas à l’esprit de me faire faire du packaging. D’ailleurs, ils pensent que j’en suis incapable.
Age13 : Quel regard portes-tu sur ton travail ?
L-R : Mon travail est une thérapie. Quand je fais une photo, je parle de moi, de ce que je ressens, de mes blessures, de mes joies… Dès que j’ai quelque chose à exprimer, je me tourne vers la photo. C’est presque systématique.
© LiLiRoze











Bonjour,
En tant que bénévoles des P.P. à Vendôme, je souhaiterai savoir si nous pouvons obtenir votre ouvrage Fol Amour dont vous aviez déposé 5 exemplaires à l’Orangerie & qui ont été vendus, puisque moi-même j’en ai acquis un, qui hélas est un peu écorné en bas à droite, je n’ai toujours pas défait l’emballage espérant l’échanger contre un en bon état. J’avais informé le bureau pour savoir si nous pouvions en obtenir, aussi je me permets de vous laisser ce message. Pour rappel les PP se terminent le 16.09.2012.
Merci d’en prendre connaissance & d’y donner suite.
Bien cordialement,
Véronique